#Series TV: The Wire (Sur écoute)
par Saf dans la catégorie Série TVSérie créée par David Simon et co-écrit par Ed Burns
Avec Seth Gilliam, Sonja Sohn, Dominic West, Clarke Peters
Genre Série Policière
Synopsis
Quand la police s’efforce de démanteler un réseau tentaculaire de trafic de drogue et du crime à Baltimore. Elle a pour sujet la criminalité dans la ville de Baltimore, à travers la vision de ceux qui la vivent au quotidien : policiers, trafiquants en tous genres, politiques, enseignants, journalistes, résidents de Baltimore, etc…
J’ai commencé à m’intéresser à cette série quand l’ami Roman me l’a recommandé sur BetaSeries. Quand l’ami Antoine et l’ami Amine (oui je sais j’ai beaucoup trop d’amis) ont commencé à la regarder, ils m’ont convaincu. Et je ne l’ai pas regretté. Ce n’est pas pour rien que plusieurs magasines la considèrent comme étant la meilleure série américaine de tous les temps, quand bien même elle n’a pas connu un succès médiatique à la Heroes (mais quand on voit ce que ça devient Heroes, on se demande ce que prennent les scénaristes…). Pour ceux qui voudraient commencer à la regarder je vous préviens d’avance que les premiers épisodes peuvent vous paraître longs, rébarbatifs et inutiles. Il n’en est rien. Ces épisodes là posent le début non pas de la première saison mais des cinq saisons. Si vous cherchez une série à sensations fortes, avec de l’action, des coups de feu partout, passez votre chemin. Ici vous ne trouverez qu’un travail méticuleux, de patience et d’observation qui fera fonctionner vos petites cellules grises comme jamais.
The Wire a beau être une série policière, elle se démarque de ses pairs en étant volontairement une série où l’action n’est pas le centre principal de l’histoire. C’est une série qui montre un autre décor des enquêtes de police, celles où il faut attendre des jours, des semaines, des mois avant d’obtenir un résultat. On suit notre équipe d’enqueteurs qui part de zéro. Juste une photo sur un mur, un nom ou une rumeur… A partir de là, tout est observation, minutage et vérification légale… Un travail de fourmis pourtant titanesque. Mais la série ne s’appuie pas que sur les écoutes. Les profils psychologiques des personnages sont aussi déterminants. Du jeunot, blanc-bec et beau-fils d’un capitaine renommé de la police jusqu’à l’afro-américaine lesbienne en passant par l’ancêtre qui fabrique des meubles de maisons de poupées et un gay amateur de jeunots, on en voit de toutes les couleurs.
Ce que j’ai préféré dans The Wire, c’est que contrairement à beaucoup de séries, un environnement se créé. Dans beaucoup de séries, on a vite un nombre incalculable de personnages et quand on veut de la nouveauté, on en rajoute encore plus, encore et encore. Alors que là, c’est tout le contraire. Il y a peu de personnages clés à chaque saison. Mais ce n’est jamais les mêmes selon les saisons. David Simon a réussi là où beaucoup ont failli: il a donné une âme à la ville où se passe sa série (Baltimore). Et de temps à autre, dans certains épisodes, on retrouve en figurants certains personnages des saisons précédentes, clin d’oeil malicieux pour nous montrer que la vie continue pour ses anciens protagonistes.
Pour terminer, je ne peux que vous conseiller cette série. Elle fait désormais partie de mon top 5 des meilleures séries de tous les temps. Et il semblerait que j’ai ce point commun avec le président d’une super puissance internationale. Vous savez, celui qui disait : « Yes we can » (en anglais dans le texte).
Cet article date du Jeudi 21 janvier 2010 à 8 h 56 min et est classé dans Série TV. Vous pouvez suivre les réponses aux commentaires en suivant le lien RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un rétrolien sur silenceçatourne.




Il donne envie cet article. Merci. Je vais m’y mettre
L’une des meilleurs séries qui soient, y a pas de doute là-dessus.
Je viens justement de vivre hier le dernier épisode de la saison 5 et de ce fait de la série. Une claque monumentale. Je l’ai vu à la chaîne après en avoir entendu parler depuis un bon bout de temps. Je me suis lancé et le moins que l’on puisse dire c’est que si j’étais passé à côté d’une série comme celle-ci, je ne m’en serais pas remis. Je la conseiller au plus grand nombre. Tout est bon de l’écriture aux interprétations. Elle me restera longtemps en tête. Et j’ai déjà la nostalgie qui m’attrape. Ainsi donc, je suis d’accords avec tout ce qui tu développes de positif à son sujet…