#Portraits: James Cameron
par Saf dans la catégorie PortraitsA l’heure où son dernier film défraie la chronique, SCT vous propose de revenir sur un des personnages les plus en vues du monde du cinéma. Après ses nombreux succès, dont Titanic, pour lequel il a reçu 11 oscars, on pouvait croire que James Cameron ne pouvait plus rien faire pour nous impressionner. Avec la sortie d’Avatar, il est sur le point de bousculer l’industrie du cinéma. Le cap qu’Hollywood va passer avec l’utilisation de la 3D dans le film Avatar peut être comparé à celui qui avait du être passé lors du passage au cinéma parlant ou du passage à la Technicolor. Rien que ça! Mais l’heure n’est pas à la discussion sur le dernier film de James Cameron. Revenons plutôt sur la carrière bien remplie du personnage.
Fiche Personnelle:
Nom: James Francis Cameron
Date de naissance: 16 août 1954
Nationalité: Canadienne
Profession: Réalisateur
Diplômé de physique à la California State University, James Cameron nourrit une tout autre ambition que la physique, le cinéma. Il tourne son premier court-métrage, Xenogenesis, en 1978. Repéré par Roger Corman, homme qui a lancé de nombreux talents tels que Martin Scorsese, Ron Howard ou Francis Ford Coppola, il est engagé chez New World Picture. Il travaille principalement sur les effets spéciaux et petit à petit il gravit les échelons jusqu’à être nommé réalisateur de Piranha 2: Les Tueurs volants, une coproduction italo-américaine. Mais cette mauvaise expérience, désaccord avec le producteur, renvoi et reniement du film ne le décourage pas pour autant. Fort de cette mauvaise expérience, il entame l’écriture du scénario de Terminator. Tourné pour 6 millions de dollars, il en rapportera 80. A noter que la productrice de l’époque, Gale Anne Hurd, deviendra sa femme par la suite. Ayant écrit le premiet jet de Rambo II et remarqué à Hollywood, on lui propose d’écrire puis de réaliser Aliens le retour en 1986. Par la suite, il tournera Abyss (1989), film pour lequel il invente, avec son frère Mike, des caméras capables de filmer sous l’eau.
En 1991, il est le producteur exécutif de Point Break et écrit Strange Days, pous sa troisième compagne, Kathryn Bigelow. La même année, lorsqu’il réalise Terminator 2, avec dans le rôle de Sarah Connor, Linda Hamilton (quatrième compagne de James), il joue la carte des effets spéciaux autant que possible. Il repousse au plus loin l’utilisation des images de synthèse. Le film coûtera 100 millions de dollars, un record pour l’époque, et en rapportera cinq fois plus. Après avoir révolutionner le monde des effets spéciaux durant plus de 10 ans à travers ses films, James Cameron s’intéresse de plus en plus à un sujet bien particulier: le destin tragique du Titanic. Lors du tournage d’Abyss en 1989, il a rassemblé une quantité monumentale de documentation sur le sujet. L’idée fait son chemin mais le film sera le film de tout les excès. C’est un gouffre financier incroyable et Cameron devra aller jusqu’à sacrifier son salaire de réalisateur pour prouver qu’il croit au projet. Le budget du film sera de 200 millions de dollars, bien plus que n’avait couté la construction du Titanic lui-même. Et lors de sa sortie, ce sera le plus gros succès de l’histoire du cinéma avec plus de 1,8 milliard de dollars de recettes. Cameron sera d’ailleurs récompensé, financièrement certes, mais aussi par onze oscars, dont trois pour lui (seul Ben-Hur et Le Retour du Roi en ont obtenu autant jusqu’à maintenant).
Voulant toujours pousser plus loin les effets spéciaux et les techniques d’images de synthèse, il expérimente le tournage en trois dimensions grâce à une série de documentaires: Les Fantômes du Titanic, Expédition: Bismarck, Aliens of the deep et Volcanoes of the Deep Sea. Il revend sa société d’effets spéciaux, Digital Domain, qu’il avait fondé en au début des années 90. Elle a participé aux effets spéciaux de plus de 50 films dont Apollo 13, Armagedon, Le cinquième élément, Titanic, Le Jour d’Après, I-Robot et L’Etrange Histoire de Benjamin Button.
Et toute cette histoire nous amène à aujourd’hui, en 2009, année où James Cameron réalise Avatar. Le scénario avait été écrit depuis le début des années 90 mais les moyens limités de l’époque avait laissé ce projet dans un placard. En 2009, c’est chose faite et Cameron a lancé la machine pour un budget de 315 millions de dollars. Le plus gros budget de l’histoire du cinéma à ce jour. Il ne reste plus qu’à espérer que le film soit un carton (ce qui est aux vues des premières critiques est le cas).
Cet article date du Samedi 12 décembre 2009 à 9 h 37 min et est classé dans Portraits. Vous pouvez suivre les réponses aux commentaires en suivant le lien RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un rétrolien sur silenceçatourne.





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