#Retro: Master and Commander : de l’autre côté du monde
par Saf dans la catégorie Cinéma, RétroTitre: Master and Commander : de l’autre côté du monde
Titre Original: Master & Commander : The Far Side of the World
Sortie le: 31 Décembre 2003
Réalisé par: Peter Weir
Avec: Russell Crowe, Paul Bettany, Billy Boyd, James d’Arcy
Genre: Historique, Aventure, Guerre
Synopsis:
En 1805, le capitaine Jack Aubrey est une des figures les plus brillantes de la Marine Royale britannique. Son courage, sa ténacité, son sens tactique lui ont valu le respect et l’admiration des officiers et matelots du vaisseau de guerre Surprise.
Fidèle compagnon de ces aventures, le Docteur Stephen Maturin est son exact opposé. Chirurgien, chercheur et naturaliste passionné, son amour de la musique est son seul point commun avec Aubrey. Ces deux hommes, si contrastés, n’en ont pas moins forgé de solides liens d’amitié.
Attaqué par le navire français Achéron, le Surprise est gravement endommagé et perd une bonne partie de son équipage. Sourd aux conseils de prudence du chirurgien, Jack se lance à la poursuite de l’ennemi. Du Brésil aux Galápagos, en passant par les eaux traîtresses du Cap Horn, sa quête tourne bientôt à l’obsession…
Bande-Annonce:
Encore un films de bateaux, de pirates et de guerre. Après Pirates de caraïbes : La Malédiction du Black Pearl, on retrouve un autre film autour de ce même thème de la vie en mer. Au casting, un Russell Crowe aka Capitaine Jack Aubrey dit Jack La Chance, qu’on ne présente plus après sa magnifique interprétation de Maximus dans Gladiator de Ridley Scott (2000). A ses côtés, Paul Bettany aka le docteur Stephen Maturin que vous avez pu voir par la suite dans Da Vinci Code (2006) dans le rôle de Silas et Billy Boyd aka Barrett Bonden que vous connaissez de la trilogie du Seigneur des Anneaux dans le rôle de Pipin le Hobbit. Aux commandes, on retrouve Peter Weir bien connu après la réalisation de The Truman Show et Le Cercle des Poètes Disparus.
Si vous cherchez un film d’action, passez votre chemin. Ce film là tient beaucoup plus du film d’aventures que de sang à gogo. La musique, les décors et les costumes sont juste dans le ton du film et de l’époque. Si le scénario semble des plus simples (une course poursuite entre deux bateaux, un anglais et un français), Peter Weir utilise le contexte historique (Guerre Anglo-Française à l’époque napoléonienne) de manière intéressante. On peut d’ailleurs observer que les conditions de vie des soldats-marins de cette époque sont bien retranscrites, aussi bien par les malheurs qui arrivent que par leur manque de connaissance de la médecine. Peter Weir a réussi à garder cette ambiance autour du principal sujet (la poursuite) qui donne toute sa crédibilité et sa substance au scénario. Et pourtant, derrière ce film d’aventures, et malgré la dualité de deux personnages que tout oppose (Jack la chance, capitaine du Surprise, intrépide, homme d’action et patriote, opposé au Docteur Maturin, homme plus posé, réfléchi, plus sensible aux sentiments humains) une amitié transparait à l’écran grâce à leur passion commune pour la musique. Enfin, bien que les méchants soient les français, Peter Weir n’utilise pas un manichéisme bateau qui ferait des ennemis des anglais les pas-beaux-et-puis-c’est-tout. Il leur donne une substance, une crédibilité et une valeur. Finalement, bons ou mauvais, le réalisateur nous rappelle que tous ces marins ne sont qu’un point sur ce vaste océan.
En conclusion, un des films de pirates les plus crédibles qu’il m’ait été donné de voir. Cette adaptation de la saga de best-seller de Patrick O’Brian est reconstituée de manière précise: on se croit sur un vaisseau en 1805 où les conditions de vies à bord sont admirablement rendues.
Cet article date du Lundi 7 décembre 2009 à 9 h 43 min et est classé dans Cinéma, Rétro. Vous pouvez suivre les réponses aux commentaires en suivant le lien RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un rétrolien sur silenceçatourne.




