#Films: L’Affaire Farewell
par Saf dans la catégorie Cinéma
Pour Ronald Reagan, l’Affaire Farewell est « une des plus grandes affaires d’espionnage du XXème siècle » . En effet, le dernier film de Christian Carion est basé sur une hisoire vraie. L’histoire d’un jeune russe, remarqué pour ses aptitudes exceptionnelles, recruté par le KGB, et qui, plusieurs années plus tard, décide de pousser la porte du changement pour son pays. Si vous souhaitez en savoir plus sur la véritable Affaire Farewell, je vous conseille ce petit paragraphe tiré de Wikipédia. Pour une surprise, c’est une surprise. Les français auraient participé à la chute précipitée de l’U.R.S.S. ? Nous aurions notre James Bond français ? Bref, l’heure n’est pas aux surprises, mais au cinéma. Allons-y pour la petite fiche d’identité :
Titre : L’Affaire Farewell
Réalisé par : Christian Caron
Avec : Emir Kusturica, Guillaume Canet, Alexandra Maria Lara , Ingeborga Dapkunaite, Niels Arestrup, David Soul, Willem Dafoe
Genre : Thriller, Historique, Drame
Synopsis :
Moscou, au début des années 80, en pleine Guerre Froide.
Sergueï Grigoriev, colonel du KGB déçu du régime de son pays, décide de faire tomber le système. Il prend contact avec un jeune ingénieur français en poste à Moscou, Pierre Froment. Les informations extrêmement confidentielles qu’il lui remet ne tardent pas à intéresser les services secrets occidentaux.
Mitterrand lui-même est alerté et décide d’informer le président Reagan : un gigantesque réseau d’espionnage permet aux Soviétiques de tout connaître des recherches scientifiques, industrielles et militaires à l’Ouest ! Les deux hommes d’Etat décident d’exploiter ces données ultra sensibles transmises par une mystérieuse source moscovite que les Français ont baptisée : » Farewell « .
Homme sans histoires, Pierre Froment se retrouve alors précipité au coeur de l’une des affaires d’espionnage les plus stupéfiantes du XXème siècle. Une affaire qui le dépasse et qui menace bientôt sa vie et celle de sa famille…

Côté acteur, on retrouve Emir Kusturica aka Grigoriev dans le rôle d’un colonel russe du KGB, qui voit son pays s’empêtrer économiquement. Pour lui, il n’y a qu’un seul remède, un changement radical. On ne présente plus l’acteur/réalisateur/compositeur/scénariste/producteur yougoslave qu’il est. A ses côtés, pour lui donner la réplique un autre acteur/réalisateur/producteur bien connu, Guillaume Canet aka Pierre Froment. Vous vous souvenez peut-être de lui dans des films comme Joyeux Noël ou Ne le dis à personne qu’il a lui même réalisé. A leurs côtés, on retrouve Alexandra Maria Lara aka Jessica et Ingeborga Dapkunaite aka Natasha.
Il y a cependant dans ce casting, trois acteurs sur lesquels j’attirerais votre attention. Le premier, a joué dans un film en salle actuellement et qui connaît un succès retentissant, je parle bien entendu de Niels Arestrup aka Vallier que vous avez aussi vu récemment dans Le Prophète. Le second est un acteur que vous avez pu apercevoir dans Spiderman et qui joue le bouffon vert, j’ai nommé Willem Dafoe aka Feeney. Enfin, je garde le meilleur pour la fin. Cet acteur, vous ne le connaissez peut-être pas, mais ce qui est sur c’est que vous connaissez le duo qu’il a formé dans les années 70. Une voiture Rouge avec une belle bande blande… Un girophare sur le toit… Non ? Vous ne voyez pas ? Je parle bien entendu de Starsky et Hutch !! Oui, oui, Mesdames et Messieurs, David Soul aka Hutton joue dans l’Affaire Farewell, lui qu’on n’avait plus vu depuis l’arrêt de la série en 1979. Bref, que du beau monde pour ce film et un réalisateur de main de maître aux manettes en la personne de Christian Caron (Joyeux Noël).

Ayant eu la chance de la voir en avant-première hier, je dois dire que j’ai adoré ce film. On y trouve une dose de peur, de crainte mêlée à l’incertitude que quelque chose d’important est en train de se produire, mais sans en comprendre le sens global. Il faut tout de même se replacer dans le contexte de l’époque. C’était la guerre froide. Deux blocs. Le communisme contre le libéralisme américain. Bien loin de moi l’idée de juger qui avait tort ou raison, mais c’était une époque de grande tension. Et ce n’est pas tout. Pour une fois, dans un film d’espionnage, la dimension humaine est centrale. Christian Caron a insisté sur le côté humain de ses personnages et quelque part, cela donne une autre force au film. L’impression que c’est Monsieur Tout Le Monde, qui, s’il le souhaite, peut contribuer à faire changer les choses. Enfin, on notera que pour une fois, à la fin, c’est nous qui faisons la morale aux américains.
Encore une fois, Christian Caron signe là une oeuvre cinématographique, qui selon moi restera encore quelques bonnes semaines au box office. Je n’ai qu’une seule question. Quelle est la part de réalité et de fiction dans cette oeuvre ? Peut-être que ne nous le saurons jamais…
Cet article date du Mercredi 23 septembre 2009 à 6 h 44 min et est classé dans Cinéma. Vous pouvez suivre les réponses aux commentaires en suivant le lien RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un rétrolien sur silenceçatourne.

