#Films: La Disparition d’Alice Creed
par Saf dans la catégorie CinémaIl y a des jours où on se lève le matin et on se dit qu’on va aller au cinéma. Une fois motivé, on se dit qu’on va aller voir Shrek, et on atterri finalement Salle 8 de l’UGC de Châtelet pour voir La Disparition d’Alice Creed. Je n’avais absolument pas entendu parlé de ce film, mais Damien en avait eu de bons échos et nous nous sommes finalement décidés pour aller voir ce thriller anglais britannique, premier film de J Blakeson. Je suis donc arrivé dans la salle ne sachant rien du concept si particulier qui caractérise ce film et qui se résume en un chiffre: 3. En effet, on ne voit que trois personnages principaux et aucun figurant n’apparaît. L’introduction est simple: deux inconnus enlève une jeune femme du nom de Alice Creed. On ne sait pas qui elle est. On ne sait pas qui ils sont. On ne sait pas ce qu’ils veulent. On ne sait pas pourquoi ils l’ont enlevé.
Ce huit-clos réduit donc le kidnapping à son élément le plus simple et pourtant le plus complexe: le lien qui se crée entre les ravisseurs et la victime. Dans les thrillers en général, on commence par présenter la victime, on la voit se faire enlever, le FBI intervient, on voit et on vit l’inquiétude des proches, une rançon est demandée et une enquête commence pour essayer de retrouver la victime. C’est une mécanique bien huilée et bien connue de tous. La disparition d’Alice Creed ne respecte aucun de ces codes. Le film ne se concentre que sur une chose: la relation complexe et unique qui se crée entre le/les ravisseurs et la victime, car pour une fois, le film se passe du côté des « méchants ». Les dix premières minutes du film sont froides et plonge le spectateur dans une ambiance glaciale. Pas un seul dialogue durant 10 minutes. Juste une succession de scènes, d’actions, de préparation. Pas un mot n’est dit jusqu’au moment où la victime est en captivité.
Le début du film fait donc une très grande impression au spectateur. Durant le film, le jeu des acteurs est très bon et tout particulièrement celui de Gemma Arterton, ex-James Bond girl, qui interprète Alice Creed. Elle parvient à jouer d’une façon presque parfaite son rôle où elle est réduite à l’état d’objet, attaché et vulnérable. Même si le scénario est parfois prévisible, Gemma Arterton (Alice), Eddie Marsan (Vic) et Martin Compston (Danny) nous offre une prestation très convaincante et nous permet de passer un bon moment.
#Films: Millénium – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette
par Saf dans la catégorie CinémaAyant été un grand fan de la trilogie Millénium écrite par Stieg Larsson, j’étais impatient de savoir de quelle manière Daniel Alfredson allait pouvoir surpasser son prédécesseur. En effet, sans être un classique du cinéma, le premier opus de Millénium, bien que quelque peu décevant, était plutôt bien réussi. Une histoire qui nous tient en haleine jusqu’à la fin, une intrigue qui se mêle et se démêle à souhait. Le plus grand reproche qu’on pouvait faire au premier opus était la trop petite place laissé aux personnages secondaires (Lisbeth Salander et Erika Berger) et l’oubli conséquent des relations qu’ils pouvaient exister en ces personnages. Je suis bien conscient que l’adaptation d’un livre au cinéma n’est jamais évident, et même qu’on ne peut pas tout y mettre. Il y a cependant une limite, et cette limite vient une nouvelle fois d’être franchie.
Le film commence sur les chapeaux de roues: on retrouve les protagonistes un an après le premier opus. A ce moment, premier réflexe de ma part: il s’est passé quoi déjà dans le tome 1 ? Pas moyen de me rappeler en détails les relations qui avaient été ou non abordées entre les personnages. Aucune piqure de rappel n’est faite afin que le spectateur se retrouve dans l’univers de Millénium. Dur dur le début! Après quelques minutes, on parvient enfin se remettre dans le bain, et les souvenirs du premier opus reviennent. Le début est long, très long, trop long et l’intrigue tarde à se mettre en place. Par contre, une fois lancé, on ne l’arrête plus. On va de révélations en révélations, toutes plus surprenantes les unes que les autres. L’autre gros point positif est la place qui est donné à Noomi Rapace. Il était temps qu’elle soit le centre de l’intrigue tant les questions sur son passé sont nombreuses. La caméra, en se focalisant sur son histoire, devient moins froide, et tente de toucher la sensibilité de cet être qu’on croyait invulnérable et au dessus de tout sentiment. Mais ces quelques points positifs ne permettent pas de sauver une cause perdue d’avance. Même si une adaptation d’un roman ne peut être fidèle à 100%, on doit tout de même retrouver l’essence du roman dans son adaptation, ce qui ici est loin d’être le cas.
Ce qui fait qu’une trilogie comme Millénium est si passionnante c’est que l’auteur a, sur l’ensemble des trois tomes, parsemé son texte de plusieurs dizaines de détails, d’allusions, qui, au premier abord ne semblent pas importantes. Et pourtant… ce sont ces détails qui rendent cette trilogie si passionnante, si captivante. La relation atypique qu’entretiennent les personnages les uns avec les autres, leurs états d’âmes et leurs sentiments, tout cela est balayé dans le film. Toutes les petites finesses de la version papier, qui participaient tant au déroulement de l’intrigue ont tout bonnement été supprimé. Le résultat est là: un film intéressant, insipide, sans profondeur et la liste pourrait continuer…
#Films : Prince of Persia : les sables du temps
par Ed dans la catégorie Cinéma
Cela fait un petit moment maintenant que je n’ai pas posté d’article, d’ailleurs vous avez du remarquer que notre rythme de publication s’est pas mal ralenti ces derniers temps. Notre motivation pour continuer à faire vivre Silence ça tourne n’a pas changé, mais ces derniers temps nous avons préféré privilégier nos carrières professionnelles naissantes.
Je vais profiter de cet article sur Prince of Persia pour inaugurer une nouvelle approche éditoriale: fini les fiches d’identité en début d’article et le synopsis. Pour ces infos, nos amis d’Allocine font du bon boulot, et ce sera donc à nous de vous apporter une vue plus personnelle des films à l’affiche et du monde du cinéma. N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez.

Après m’être tenu un long moment loin des salles obscures je suis retourné au ciné pour voir l’adaptation du célèbre jeu vidéo « Prince of Persia ». Les nombreuses, pour ne pas dire toutes, adaptations de jeux vidéos au grand écran, ont été une déception, voir carrément des navets (vous savez comme Street Fighter en 1994). Les premiers retours de Prince of Persia n’était pas très encourageant, mais bonne surprise de mon côté, j’ai trouvé cette adaptation plutôt réussie. Attention, ce n’est pas un grand film, mais c’est un film d’aventure sympathique. Si vous avez aimé la saga Pirates des Caraïbes, pour autre chose que Johnny Depp, ce film devrait vous plaire. Les ingrédients d’un bon film d’aventure mythologique sont réunis : un beau prince (un peu rebelle), une magnifique princesse, un royaume en guerre, de la magie, on mélange le tout, on saupoudre du savoir faire de Disney et on a une chance sur deux pour avoir un film de divertissement de bonne qualité, ce qui est le cas ici je pense.
L’histoire est très classique, un prince trahi qui va être entrainé dans une aventure par une belle princesse, et qui cherche à retrouver son honneur… Ok, c’est pas très original mais c’est pas trop mal foutu. Ce qui est bien réussi par contre, ce sont les décors de la Perse Antique. Je suis très sensible aux décors des films, qu’ils soient vrais ou de synthèse. L’architecture des décors n’est pas vraiment cohérente d’un point de vue historique, néanmoins elle permet de nous immerger dans l’ambiance du film. La Perse Antique est une source d’inspiration riche pour ce genre de film.
Pour une fois l’ambiance du film colle bien avec l’ambiance de la série des jeux, mais le film aurait pu être plus sombre pour coller encore plus aux jeux. Du coup le public du film n’aurait pas été le même. Les cascades par exemple, collent très bien avec les jeux : le prince saute, court sur le mur… c’est plutôt bien fait. Un dernier truc cependant. Il manque un ingrédient : de la magie noire et des créatures des ténèbres. En gros le film aurait du être plus noir à mon goût.
#Communication: Freddy – Les Griffes de la nuit
par Saf dans la catégorie CommunicationCette semaine est sorti le dernier opus de la saga « Freddy ». Dernier ? En fait, c’est plutôt un remake du tout premier opus réalisé par Wes Craven. Cette fois-ci, on retrouve Samuel Bayer aux commandes. Mais qu’importe l’équipe du film car cet article n’a pas pour but de faire la critique du film. En effet, c’est plutôt pour parler de la communication mise en place.
L’opération s’appelle « Freddy s’invite dans vos toilettes ! » et a pour but de faire une « griffure » de rappel sur la sortie du film dans les salles. Pour l’occasion, le célèbre boogeyman se fait encore de la pub ! Freddy envahit les toilettes dans plus de 300 bars et restaurants Français. Je trouve l’opération originale et décalée par rapport à ce qu’on peut voir habituellement. En espérant que cela en inspire d’autres.
#Series: Cougar Town
par Saf dans la catégorie Série TVSérie créée par: Bill Lawrence et Kevin Biegel
Avec: Courtney Cox Arquette, Christa Miller-Lawrence, Brian Van Holt, Busy Philipps, Dan Byrd, Ian Gomez, Josh Hopkins
Genre: Comédie
Synopsis
Une mère, fraîchement débarquée dans la quarantaine, tente de garder son sex-appeal… et d’élever son fils de 17 ans.
On s’est tous demandé, à un moment ou à un autre, ce qu’étaient devenus les acteurs de Friends… Une série d’articles est en préparation afin de répondre à cette question. Toujours est-il que lorsque j’ai vu que Courtney Cox Arquette aka Monica dans Friends et Christa Miller-Lawrence aka Jordan Sullivan dans Scrubs étaient réunis à l’écran, ni une ni deux je me suis mis à regarder la série. Je suis un fan depuis que j’ai vu Christa Miller-Lawrence dans Scrubs. Son côté cynique et froid me fait littéralement rêver. Aux côtés de ce duo de Cougar, on retrouve Brian Van Holt aka Bobby Cobb (Beverly Hills, Spin City, La Chute du Faucon Noir) et Busy Philipps aka Laurie Keller (Dawson). Avec la belle brochette d’acteurs et une histoire pareil, il y a de quoi bien rigoler… enfin j’espère…
Et au final, je reste mitigé… Il y a du bon et du mauvais dans cette série. Côté bon, c’est divertissant. Courtney Cox Arquette joue un rôle qu’elle a tenu pendant 10 ans dans Friends, elle est donc bien rôdé. On y retrouve un humour bien ficelé, des situations cocasses et improbables. Dan Byrd dans le rôle du fils zen aux des parents déjantés est parfait. Certes l’humour est un peu cru, un peu comme Bill Lawrence a pu le faire auparavant (Scrubs) mais néanmoins toujours aussi bien réussi. Côté mauvais moins bon, le jeu des acteurs peut parfois être un peu exagéré, notamment l’ex mari de Courtney Cox et son meilleur ami qui poussent à l’extrême leurs réactions. Cependant, la série est encore jeune et on verra comment elle évolue.










