03fév

#Festival : Nominations des oscars 2010

par Saf dans la catégorie Festivals

On connaît enfin les nominations aux oscars 2010 (on en avait eu une petite idée en ayant celle des golden globes tout de même). Parmi les nominations, certains films étaient attendus comme Avatar, Invictus, Nine… alors que d’autres sont plus surprenantes (mais de bonnes surprises) comme Là-Haut ou même Brendan et le secret de Kells. Mais passons aux nominations (en gras vous trouverez nos coups de coeur) : Lire la suite »

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27jan

#Cinema: A Serious Man, le dernier film des frères Cohen

par Saf dans la catégorie Cinéma

Titre : A Serious Man
Sortie le 20 Janvier 2010
Réalisé par : Joel Cohen, Ethan Cohen
Avec : Michael Stuhlbarg, Sari Lennick, Richard Kind, Fred Melamed, Adam Arkin
Genre : Comédie Dramatique
Synopsis :

1967. Larry Gopnik, professeur de physique dans une petite université du Midwest, vient d’apprendre que sa femme Judith allait le quitter. Elle est tombée amoureuse d’une de ses connaissances, le pontifiant Sy Ableman. Arthur, le frère de Larry, est incapable de travailler et dort sur le canapé. Danny, son fils, a des problèmes de discipline à l’école hébraïque, et sa fille Sarah vole dans son portefeuille car elle a l’intention de se faire refaire le nez. Pendant ce temps, Larry reçoit à la fac des lettres anonymes visant à empêcher sa titularisation, et un étudiant veut le soudoyer pour obtenir son diplôme. Luttant désespérément pour trouver un équilibre, Larry cherche conseil auprès de trois rabbins. Qui l’aidera à faire face à ses malheurs et à devenir un mensch, un homme bien ?

Les frères Cohen sont réputés pour faire des films atypiques. Que ce soit avec Ladykillers (2004) ou un cran au-dessus avec Burn After Reading (2008), on a toujours eu cet humour burlesque et ce ton loufoque qui donne toute sa grandeur aux films des frères Cohen. Après le casting impressionnant de leur derniere production (Georges Clooney, Brad Pitt, John Malkovich) il était difficile de réunir autant de grandes pointures du septième art. On retrouve Michael Stuhlbarg aka Larry Gopnik, professeur de physique dans une petite université, qui tente de conserver le train-train quotidien qu’il avait jusqu’à maintenant, alors que sa femme annonce son intention de le quitter. A ses côtés, Sarah Lennick aka Judith Gopnik et Richard Kind aka Arthur Gopnik dans le rôle du frère squatteur de canapé. Vous devez surement connaître Richard Kind après l’avoir aperçu dans The Visitor (2008), Larry et son nombril, Scrubs et bien entendu dans les six saisons de Spin City aux côtés de Michael J. Fox. Je ne sais pas pour vous, mais cet acteur, à chaque fois que je le vois jouer dans un film, me donne un sentiment d’insécurité. Pas dans le genre d’un Hannibal ou Joker mais plus dans le sens où j’attend la scène suivante avec impatience, celle où il n’y sera pas. Et pourtant, c’est un excellent acteur mais je suppose qu’on ne peut pas aimer tout le monde. Enfin, on retrouve aussi dans ce film deux acteurs que j’affectionne énormément en les personnes d’ Adam Arkin aka Don Milgram et Simon Helberg aka Rabbin Scott Ginzler. Vous avez pu apercevoir le premier dans la cultissime série Life (2007/2008) en duo avec Damian Lewis aka Charlie Crews. Le second, vous devez l’avoir reconnu dès que j’ai prononcé son nom. Il s’agit de l’acteur qui joue Howard Wallowitz aka le juif de service dans The Big Bang Theory.

Ayant été le voir avec Damien, je trouve que A Serious Man reste néanmoins en dessous de leur dernier film (Burn After Reading) dont le casting était autrement impressionnant. Comme à son habitude, le film démarre lentement et pendant un court instant, j’ai cru m’être trompé de salle tellement l’action ne semblait pas coïncider avec les images que j’avais pu voir du film. Et quand enfin le film se lance, c’est de manière assez irrégulière. Il y a des passages hilarants et d’autres où l’on se demande ce qu’on fait là. Certains passages trainent un peu et on décroche quelque peu du film. Mais ce qui m’a le plus déçu c’est l’histoire. En effet, le synopsis raconte toute l’histoire. Pas d’action, pas de surprises, et pas même de réel fin. On pourrait presque croire qu’il y aura un A Serious Man II : Le Retour. Un film à aller voir si vous avez le temps et parce que c’est un film des frères Cohen, mais on ne vous en voudra pas si vous attendez sa sortie en DvD/Blue Ray.

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21jan

#Series TV: The Wire (Sur écoute)

par Saf dans la catégorie Série TV

Série créée par David Simon et co-écrit par Ed Burns
Avec Seth Gilliam, Sonja Sohn, Dominic West, Clarke Peters
Genre Série Policière

Synopsis

Quand la police s’efforce de démanteler un réseau tentaculaire de trafic de drogue et du crime à Baltimore. Elle a pour sujet la criminalité dans la ville de Baltimore, à travers la vision de ceux qui la vivent au quotidien : policiers, trafiquants en tous genres, politiques, enseignants, journalistes, résidents de Baltimore, etc…

J’ai commencé à m’intéresser à cette série quand l’ami Roman me l’a recommandé sur BetaSeries. Quand l’ami Antoine et l’ami Amine (oui je sais j’ai beaucoup trop d’amis) ont commencé à la regarder, ils m’ont convaincu. Et je ne l’ai pas regretté. Ce n’est pas pour rien que plusieurs magasines la considèrent comme étant la meilleure série américaine de tous les temps, quand bien même elle n’a pas connu un succès médiatique à la Heroes (mais quand on voit ce que ça devient Heroes, on se demande ce que prennent les scénaristes…). Pour ceux qui voudraient commencer à la regarder je vous préviens d’avance que les premiers épisodes peuvent vous paraître longs, rébarbatifs et inutiles. Il n’en est rien. Ces épisodes là posent le début non pas de la première saison mais des cinq saisons. Si vous cherchez une série à sensations fortes, avec de l’action, des coups de feu partout, passez votre chemin. Ici vous ne trouverez qu’un travail méticuleux, de patience et d’observation qui fera fonctionner vos petites cellules grises comme jamais.

The Wire a beau être une série policière, elle se démarque de ses pairs en étant volontairement une série où l’action n’est pas le centre principal de l’histoire. C’est une série qui montre un autre décor des enquêtes de police, celles où il faut attendre des jours, des semaines, des mois avant d’obtenir un résultat. On suit notre équipe d’enqueteurs qui part de zéro. Juste une photo sur un mur, un nom ou une rumeur… A partir de là, tout est observation, minutage et vérification légale… Un travail de fourmis pourtant titanesque. Mais la série ne s’appuie pas que sur les écoutes. Les profils psychologiques des personnages sont aussi déterminants. Du jeunot, blanc-bec et beau-fils d’un capitaine renommé de la police jusqu’à l’afro-américaine lesbienne en passant par l’ancêtre qui fabrique des meubles de maisons de poupées et un gay amateur de jeunots, on en voit de toutes les couleurs.

Ce que j’ai préféré dans The Wire, c’est que contrairement à beaucoup de séries, un environnement se créé. Dans beaucoup de séries, on a vite un nombre incalculable de personnages et quand on veut de la nouveauté, on en rajoute encore plus, encore et encore. Alors que là, c’est tout le contraire. Il y a peu de personnages clés à chaque saison. Mais ce n’est jamais les mêmes selon les saisons. David Simon a réussi là où beaucoup ont failli: il a donné une âme à la ville où se passe sa série (Baltimore). Et de temps à autre, dans certains épisodes, on retrouve en figurants certains personnages des saisons précédentes, clin d’oeil malicieux pour nous montrer que la vie continue pour ses anciens protagonistes.

Pour terminer, je ne peux que vous conseiller cette série. Elle fait désormais partie de mon top 5 des meilleures séries de tous les temps. Et il semblerait que j’ai ce point commun avec le président d’une super puissance internationale. Vous savez, celui qui disait : « Yes we can » (en anglais dans le texte).

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18jan

#Films : Invictus

par Ed dans la catégorie Actualités, Cinéma


Date de sortie cinéma : 13 janvier 2010
Réalisé par Clint Eastwood
Avec Morgan Freeman, Matt Damon, Scott Eastwood
Long-métrage américain.
Genre : Drame, Historique, Biopic
Durée : 2h12 min

Pour son trentième film, Clint Eastwood, alias l’ex Inspecteur Harry (celui qui manie le 357 à la perfection), nous livre un hommage à l’une des personnalités politiques qui a marqué le 20ème siècle, Nelson Mandela. Le film est inspiré d’un livre de John Carlin, « Playing the Enemy: Nelson Mandela and the Game that Made a Nation », lui-même basé sur une période véridique de la vie de Mandela.

Synopsis : En 1994, l’élection de Nelson Mandela consacre la fin de l’Apartheid, mais l’Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995…

Il se murmure que Mandela lui-même aurait suggéré Morgan Freeman pour jouer son rôle; il faut dire que Freeman et lui partagent une certaine ressemblance physique. Freeman joue d’ailleurs sont rôle à merveille. Il incarne un président humble, mais déterminé, sans jamais nous laisser oublier qu’au-delà du symbole, Nelson Mandela reste un homme avec ses travers. Je dois dire que le choix des acteurs est particulièrement réussi. Si on compare les personnages réels et les acteurs qui les incarnent, on voit une vraie ressemblance physique. Matt Damon (enfin dans sa version Invictus, c’est-à-dire avec un entrainement de rugbyman) ressemble au vrai François Pienaar, jugez-en par la photo qui suit. Cela donne une dimension très réaliste au film, presque documentaire.

Au dessus la vue du film et en dessous la photo de 1995

Invictus est très bien réalisé; une fois de plus Clint Eastwood nous montre qu’il est aussi grand voire meilleur réalisateur qu’acteur. La manière dont les matchs de rugby sont filmés est particulièrement bien réussie. Les matchs sont filmés tout à fait différemment de ceux qu’on a l’habitude de voir à la télé. Ici on est immergé dans le match, dans les mêlées, on court avec les Spring Bocks dans le stade, c’est une vraie réussite visuelle.

La critique trouve que Clint Eastwood tire trop sur la corde sentimentale des spectateurs avec Invictus, et qu’il enjolive les choses alors qu’à l’heure actuelle, le pays fait face à de grandes difficultés. Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette approche. Ce film est plus un hommage à un grand homme qu’un film sur la situation en Afrique du Sud. Et puis le film aurait-il été meilleur si l’histoire n’avait pas été un peu adoucie? Il faut replacer l’histoire dans son contexte, la coupe du monde rugby de 1995 et la fin de l’apartheid; il ne faut en aucun cas essayer de transposer l’histoire aujourd’hui, même si, hasard du calendrier, l’Afrique du Sud est sous les feux des projecteurs pour cause de coupe du monde de football. Le seul reproche, et il est très très léger, que je fais à Eastwood, c’est son choix de musiques, qui par moment accentue trop la fibre sentimentale alors que les images seules auraient, je pense, suffit.

Conclusion: Invictus m’a plu et je vous conseille d’aller le voir. C’est un belle reconnaissance du travail de Mandela et un film plein de bons sentiments et d’humilité. Clint Eastwood signe, après Gran Torino, de nouveau un beau film.  J’ai hâte de voir quel sera le sujet de son prochain projet.

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12jan

#Séries: Le Prisonnier, le remake de la série culte

par Ed dans la catégorie Actualités, Rétro, Série TV

Mini Série
Créée par AMC en 2009
Avec : Jim Caviezel, Ian McKellen, Hayley Atwell
Titre original : The Prisoner (remake)
Série américaine.
Genre : Science fiction, Espionnage, Thriller.

J’ai découvert que l’on avait fait un remake d’une série culte des années 70, Le Prisonnier, de et avec Patrick McGoohan. La série originale parle d’un agent britannique qui démissionne, suite à quoi il se fait enlever et emprisonner dans le « village ». Il ne lui reste alors que deux options, avouer pourquoi il a démissionné ou s’enfuir. La série est devenue culte malgré le fait qu’elle n’ait duré que 17 épisodes. La version 2009 reprend l’idée de prisonnier dans le « Village« , pour le reste c’est une version 2.0 du Prisonnier.

Synopsis : Lorsqu’un agent secret britannique démissionne, il est enlevé par un mystérieux groupe, et retenu prisonnier dans « le Village », un endroit d’où on ne peut sortir, et où on a pour seul nom un numéro. N° 6 n’a que deux solutions pour quitter « le Village » : avouer le motif de sa démission, ou trouver un moyen de s’échapper…

Pour incarner le mystérieux et effrayant Numéro 2, on a fait appel à Ian McKellen, connu pour avoir incarné Gandalf dans la trilogie du Seigneur des Anneaux, ou encore Magneto dans la trilogie des X-men. Son interprétation est ici plutôt remarquable, son personnage est angoissant et tordu. Malheureusement malgré tout le talent de McKellen, cela ne parvient pas à sauver ce remake. En effet le jeu de McKellen est la seule bonne chose cette mini série. Les libertés prises avec l’orignal ont complètement dénaturé l’esprit de la série. Le Prisonnier (original) plongeait déjà le spectateur dans l’univers bizarre du Village sans qu’on comprenne vraiment ce qui s’y passe, et c’est au fur et à mesure des aventures de Numéro 6 que l’on comprend le but du Village. Mais dans le remake, le scénario est maladroit; du coup on perd le peu d’intérêt qu’on avait dans l’intrigue, qui en plus part dans tous les sens. Le suspense et le mystère sont mal exploités, à tel point que l’ambiance lourde et tordue des premiers épisodes, où l’on est plongé dans ce village bizarre, disparaît pour laisser place à l’absence d’une ambiance, hormis quelques passages pseudo délirants sans queue ni tête.

Mon conseil est très simple: regardez la série originale avec l’excellent Patrick McGoohan, vous la trouverez facilement en DVD et surtout vous ne vous ennuierez pas comme devant la version 2009.

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